Une Famille Normande vers le ZD- Le recyclage !

Le recyclage, l' »up-cycling », les brocantes, les foires à tout…Bref, le R de Ré-utiliser 
Depuis nos premiers achats d’occasion…
Il y a un 16 mois, naissait notre petit rayon de soleil. Et je dois dire que c’est là que nous avons pensé aux achats d’occasions. Bassinés par les besoins créés pour les nouveaux jeunes parents, affolés par les prix pratiqués en magasins de puériculture, nous nous étions tournés vers le bon coin, et Bambins Malins pour les vêtements. Je vous en parlais dans le tout premier article ZD je crois! Et bien depuis, je dois dire que nous avons étendu nos possibles! 
De nouveaux vêtements, mais pas de vêtements neufs! Avec la désormais célèbre application Vinted, plus besoin de courir les foires à tout, je peux tranquillement depuis mon canapé faire du shopping! Et tout ça en discutant avec les vendeuses, le plus souvent sympa ! Je dois dire que je vends aussi quelques pièces de mon armoire (même si je n’ai plus énormément de choses, je n’ai jamais été une fashion victim, et je donne de temps en temps à Emmaüs). C’est comme ça que pour ma seconde grossesse, j’ai pu me rhabiller à ma taille ! 🙂 Sans stress, livrée quasiment à domicile, en bas dans le village mon fleuriste fait point relais! Bien sur, pour les enfants j’adore aller en boutique d’occasion, c’est sympa aussi de pouvoir voir les articles! En campagne pour le moment, pas trop de boutiques d’occas’ pour adultes! 
Avec un peu d’huile de coude, on restaure, on bricole, on aménage notre cocon! Je dois dire que j’ai également découvert la satisfaction personnelle de redonner vie à de vieux meubles, de vieilles pièces de déco! Pour chiner, il y a moultes possibilités ; les traditionnelles foires à tout, Emmaüs, les vides-grenier, les magasins de vieux meubles (il y en a un nouveau juste à côté de chez nous!), sans oublier le bon coin, vinted (aussi pour la puériculture).Du coup, j’apprends beaucoup sur les techniques de base sur internet (vive les tuto youtube de Bernard qui ponce ses meubles anciens pour leur donner une seconde jeunesse!), je me suis fait un stock de pinceaux, papier de verre, et j’essaie de trouver les pépites qui s’intégreront parfaitement à notre maison! 
On peut dire aujourd’hui, et c’est un grand pas, car je crois qu’il y a encore quelques années j’étais comme beaucoup dans le « fast fashion », je consommais double en période de soldes, je n’allais pas voir l’étiquette « made in… » (surtout entre vous et moi « made by… », parfois j’imagine des enfants fabriquer mon t-shirt et je me dis : « ok, on va s’en passer !! »). La prochaine étape ? Essayer de consommer local même pour les vêtements (fait en France ce serait le top!) . C’est un budget, mais certainement plus durable et éthique que du vinted compulsif de vêtements fabriqués à fort fort lointain. 
En Normandie, … on cultive pas du lin textile? 
Sur ce, à la prochaine! 

Charlotte

Une famille Normande vers le ZD-Notre cuisine vers le Zéro Déchet

Revoici notre famille Normande plus engagée que jamais pour nous faire partager leur quotidien , cette fois ci au niveau de la cuisine !
« Notre cuisine vers le ZD »
Très vite, je me suis rendue compte que pour nous, l’imprévu était synonyme de pic de production de déchets! Invitation à l’improviste, repas non prévu et hop, les poubelles se remplissent en un temps record. Pour y parer, en fait il y nous avons quelques astuces…
Les courses, le point central de gestion des déchets 
Ça y est, on peut dire qu’en 6 mois, nous avons une routine de courses, avec le matériel qui va bien : sacs à vrac, sacs en papier kraft pour les légumes, qu’on prend à chaque fois avec les sacs de course, et surtout avec le circuit de courses : légumes et fruits à la ferme, pain d’un paysan meunier boulanger une fois par semaine, viande à la ferme une fois par semaine également (et oui, ils acceptent de la mettre dans ma boite!), … et avec une séries de bocaux de produits secs achetés en vrac une fois de temps en temps (car nous n’avons pas en local une grande offre de vrac). En fait, nous essayons de mettre des sacs de courses et sacs à vrac dans la voiture, dans notre sac, pour éviter l’imprévu de la course de dernière minute « sur la route ». Ce qui est le plus dur, c’est de se séparer des produits industriels comme les biscuits, le chocolat, les biscuits apéro.Je pense repasser du temps à glaner des recettes faciles et rapides de biscuits secs salés ou sucrés!
 
Les produits ménagers
Cela avait débuté dans la salle de bain, mais en fait les mêmes produits fonctionnent tout aussi bien dans la cuisine : vinaigre, bicarbonate, .. .il nous reste quand même deux points flagrants d’amélioration : trouver un liquide vaisselle (ou autre alternative) qui soit tout aussi dégraissant / lavant que le liquide industriel, et puis les pastilles lave-vaisselle  ou de la poudre à faire… Mais Rome ne s’est pas fait en un jour! Il faut aussi que je cloue une planche pour fabriquer des tawashi, petites éponges en récupération de tissus, tressés pour faire la vaisselle. Pour me motiver, j’ai motivé ma voisine, un petit atelier est donc prévu prochainement !!
Nous avons aussi banni le papier cellophane, ce papier fin en plastique qui roule toujours sur lui-même, qui colle et je de toute façon je n’arrivais jamais à couper droit! Maintenant, j’utilise des charlotte pour plat, que j’ai cousu en tissu en coton enduit, et puis nous avons aussi banni le papier cuisson, nous avons des moules que je beurre et que je farine … à l’ancienne!
En six mois, nous avons aussi accueilli Ginette et Georgette, nos deux poulettes! Un petit poulailler de récup, peint aux couleurs vives, quelques mètres de clôture, et voilà nous ne jetons plus de restes de nourriture. Les poulettes en sont ravies, et nous produisent de bons oeufs frais (pondus sans emballage!) ..
Allez, nous sommes sur la bonne voie !! 🙂 Charlotte

une famille Normande vers le ZD-La motivation dans la démarche ZéroDéchet

Ahhhhhhhhhhh les baisses de motivation, les questions, les doutes j’en passe et des meilleures et bien c’est aussi NORMAL dans la démarche zéro déchet , je dirai même que c’est cela qui nous fait progresser !

Nous avons donc ci dessous des nouvelles de notre famille Normande, merci à Charlotte de nous avoir envoyé un nouvel article toujours plein de dynamisme et d’humour !

« Le yoyo de ma motivation ZD »

Voilà des mois que je n’ai pas écrit ou relaté nos efforts quotidiens… Surement parce qu’après avoir mis en place quelques choses des plus évidentes, celà se complique un peu. Après avoir vu rapidement les quantités de déchets diminuer, nous sommes arrivés à un point de stagnation. Une fois les bouteilles en plastiques éliminées, les cotons lavables cousus, les produits ménagers fabriqués, les courses en vrac initiées, le sac à pain toujours à portée de main… le quotidien nous a rattrapés et parfois, nous avons cédé à la simplicité des biscuits industriels, de la consommation de gel douche en bouteille et de lessive en bidons… tout celà en yoyo.
C’est ce que j’appelle notre « yoyo de la motivation ».

Je ne me sentais plus si légitime pour partager notre expérience! Non pas que je nous considère comme un modèle (loin de là, nous avons débuté notre démarche il y a 6 mois), mais je pensais que ce serait une douce pente régulière vers le presque ZD.
Quenini !!

Nous avons essuyé quelques échecs. Notre poubelle de plastique débordait dès qu’on recevait du monde par exemple.
Je pense avec un peu de recul que tout est question d’organisation, et d’affirmation de son mode de consommation. En effet, chez nous, il n’y a plus de jus ou autres boissons sucrées en bouteille plastique (quelques copains viennent avec une bouteille de CO**-C*LA pour leurs enfants, d’autres les habituent au citron/ eau ou eau sirop, .. quand ils sont invités chez nous). Nous essayons aussi les apéros alternatifs : houmous de pois chiche, dips de carottes ou de betteraves rouges en fonction des saisons …

Deuxième échec : les savons gel douche et shampoing. J’ai cédé aux sirènes des gel douche et surtout je dois dire shampoing liquide. Mais je vais perséverer. Je n’ai pas abandonné le dentifrice solide, peut être que mon shampoing solide n’est juste pas adapté à ma masse capillaire 🙂 Et je dois aussi trouver le temps de coudre un porte savon/ porte shampoing solide pour emmener à la piscine par exemple!

Ces phases de « rechute » m’ont appris quelque chose : la sur consommation me parait « anormale » et je ne pourrais plus consommer comme je faisais auparavant. Je pense qu’une fois que j’ai eu conscience de mon impact sur les dechets, je ne peux plus acheter sous plastique sans avoir des remords… Donc parfois je lache du lest en me disant que c’est occasionnel, mais le plus souvent, je remets en question l’achat en tant que tel, et j’essaie de trouver des alternatives. Il faut surement un peu de temps car tout est disponible tout le temps avec un max d’emballage, c’est une démarche volontaire et qui demande quand même un minimum de conviction et d’inventivité, mais ça en vaut la peine! Alors, à tous ceux qui comme moi ont eu des coups de mou, des envies de retourner dans le monde de la consommation tout plastique tout industriel … c’est normal, et ce n’est que passager ! 🙂

Ce qui m’aide et me motive (au delà de la motivation personnelle) c’est de pouvoir échanger avec d’autres personnes qui elles aussi essayent de réduire les déchets, de moins jeter, et qui sont dans la meme dynamique, alors pour ça , vive les asso, les comptes instagram des personnes engagées, les colibris qui communiquent … inspirants et fédérateurs! « 

 

D’ailleurs nos bénévoles vous le diront être ensemble même un peu, pouvoir partager nos astuces,nos doutes, se refiler les bonnes adresses, recettes… nous aide à progresser dans la bienveillance. Alors n’hésitez pas, si vous voulez nous rejoindre pour nous aider en partageant votre expérience, c’est avec plaisir que nous vous accueillerons !

 

M.A.S

Couches lavables et/ou couches jetables

Nombre de (futurs) parents se posent cette question : couches lavables, oui ou non ? Les raisons de vouloir utiliser des couches lavables sont nombreuses, aussi nombreuses que les modèles de couches qui existent… Autant dire que le sujet est vaste. Ces quelques mots ci-dessous ne représentent qu’une infime partie de ce qui peut être dit.

Étant dans un mode de vie qui tend vers le zéro déchet depuis plus de 4 ans, en apprenant ma grossesse, je savais que je voulais que mon bébé porte des couches lavables. Il est beau l’idéalisme mais où en est-on réellement ? Je vous confirme, ce dit-bébé (de 6 mois) porte des couches lavables (achetées d’occasion), oui à 50-70 % du temps. La raison est simple,  à sa naissance avec ses 2,390 kg, notre fille portait des couches prématurées… Nous n’avions pas prévu des couches si petites. Impossible donc de lui mettre les couches lavables que nous avions acheté. Débordés et fatigués pendant les premières semaines, nous ne sommes pas partis à la recherche de minuscules couches lavables. Nous avons acheté du jetable en attendant qu’elle grandisse un peu. Au bout d’un mois, les couches étaient toujours légèrement trop grandes (mêmes pour les plus petites que nous avions). Ce n’est qu’à partir du second mois que nous avons enfin pu alterner avec quelques couches lavables. Aujourd’hui, son poids n’est enfin plus un problème. Cependant, ses vêtements sont parfois trop étroits pour des couches lavables (jeans slim ou leggings). Donc notre stratégie est de mettre ces vêtements quand nous sortons et comme ça, on ne s’embête pas à garder des couches sales sur nous. Il nous arrive aussi parfois, d’avoir besoin d’une ou deux couches jetables de suite parce que nous avons mal organisé les tournées de linge et calculé le temps de séchage. Nous espérons que d’ici quelques temps, nous nous passerons totalement des couches jetables. Véritable honte pour nous d’aller en acheter et de les jeter…

Les couches lavables se déclinent sous trois formes :

– Tout-en-1 (TE1) : les inserts de cette couche se mettent à l’intérieur (glissés dans la poche), une fois la couche souillée, tout part au lavage.

– Tout-en-2 (TE2) : les inserts de cette couche se mettent à l’intérieur (posés sur la couche), une fois la couche souillée, la couche peut resservir avec un insert propre.

– Tout-en-3 (TE3) : cette couche se compose en trois parties (insert + couche + surcouche), une fois la couche souillée, la surcouche peut resservir avec un insert propre.

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En ce qui concerne les tailles, soit on choisit un modèle taille unique donc de la naissance à la propreté (environ 3,5 kg à 15 kg) soit un modèle par tranche de poids (2-6 kg, 4-6 kg, 6-9 kg et 9-15 kg). Notez que les tranches de poids varient d’une marque à l’autre.

On peut trouver des couches à pressions, à scratchs ou à pressions et scratchs. Nous avons choisi les pressions, ça nous semblait plus durable, solide et propre car les scratchs peuvent devenir moins rigides et sales avec le temps. De plus, il existe également des accessoires, notamment les feuilles de protection qui permettent de retirer facilement les selles et ainsi de simplifier le nettoyage. Ces feuilles sont généralement compostables mais certaines sont lavables.

Un argument de choc, les couches lavables offrent un panel de coloris sympathiques. Les matières des couches et des inserts sont également intéressantes, en fonction de ce que l’on cherche, de la microfibre en passant par le bambou. Sur les photos de cet article, nous faisions encore des tests sur les inserts, notre fille portait deux inserts, un en microfibre et un en bambou. Certes, très absorbant mais la couche est très épaisse. Après moultes expériences, nous préférons les inserts en bambou. Ils sont très fins et absorbent vraiment bien. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts. De plus, les couches lavables peuvent servir à plusieurs enfants et peuvent se revendre/donner ensuite…

L’idéal, bien-sûr, serait d’acheter des couches lavables d’occasion en très bon état et fabriquées en France… Sauf que l’on fait tous ce que l’on peut et ce n’est pas toujours ce que l’on veut.

On entend souvent « mais ça va me faire utiliser plus d’eau », sachez que la consommation d’eau pour fabriquer toutes ces couches jetables est gigantesque. On entend aussi « mais je n’ai pas le temps de frotter des couches », il suffit de s’organiser, c’est comme tout, quand on veut, on peut. Certes, les accidents arrivent, une couche peut fuir mais franchement, jetables ou lavables, une couche peut fuir…

Évidemment, les couches lavables ne sont pas au goût de tous, frotter les couches ou investir d’un coup peut faire peur. Dans ce cas, il existe toujours des couches faites à partir de matériaux respectant la santé de votre bébé et préservant l’environnement (qui peuvent se composter individuellement pour certaines). Concernant le prix, nos 23 couches et leurs 41 inserts/boosters d’occasions nous ont coûté (frais de port compris) = 324,55 €. Nous avons trouvé ce que nous cherchions auprès de 6 personnes dont une seule en Normandie pour une remise en mains propres. Nous comptons bien-sûr bien les entretenir et les revendre par la suite donc, à long terme, les frais concernant les couches lavables seront moindres. Deux liens utiles si vous voulez un vrai comparatif et des détails.

Après ces quelques mois à utiliser des couches lavables sur notre bébé, si j’avais un seul conseil à vous donner ça serait « acheter plusieurs marques et plusieurs tailles ». Vous ne savez pas comment votre bébé supportera telle ou telle marque, taille, matière (et j’en passe) ou encore tel ou tel système d’attache… Ne pas se focaliser sur un modèle d’une même marque est le secret, et, ce conseil ne se restreint pas qu’aux couches lavables. Et surtout ne pas culpabiliser et toujours essayer de faire au mieux, pour soi, sa famille et pour ses convictions.

Quelle est votre expérience concernant les couches lavables ? Une anecdote à nous partager ? Si vous n’avez franchi le cap, quelles sont vos appréhensions ?

# les mots en bleu et soulignés vous redirigerons vers des articles complets.

MinisBouilles