Le secret de nos pâtes à modeler végétales!

Saines pour les enfants et pour notre belle planète (emballages récupérés, zéro produit toxique), avec 5 couleurs (rose, bleu, orange, marron et blanc) plus le vert et le jaune obtenus par mélange, vous avez une activité relaxante et amusante pour tous les âges.  

Les ingrédients

Paprika pour du orange – et non curcuma qui tâche les doigts, poudre de cacao pour un marron intense et jus de betterave pour  un rose pale, avec une recette au pH basique.

Recette 1 pour orange, marron, rose pâle et blanc :

  • 1 tasse de farine type 40 ou 45
  • 1/2 tasse de sel fin
  • 1/2 tasse de bicarbonate de soude alimentaire
  • 1 tasse d’eau
  • 1 cuillère à café d’huile (olive, tournesol ou autre)

Quantités pour colorer : 

  • 1 cuillère à soupe de paprika ou de cacao en poudre + 1 cuillère à café d’huile
  • environ 6 cuillères à soupe de jus de betterave extrait à l’extracteur de jus

Rose vif et bleu viennent toutes deux du jus de choux rouge, avec une recette acide pour le rose et une recette basique pour le bleu.

Recette 2 pour le rose vif :

  • 25 cl de farine type 40 ou 45
  • 5 cl de sel fin
  • 2,5 cl d’acide citrique (1,5 cuillère à soupe)
  • 1,5 cuillère à soupe d’huile
  • 6 cuillères à soupe de jus de choux rouge extrait à l’extracteur de jus

Pour le bleu, il faut une recette au pH basique. Mais celle utilisée pour les autres couleurs ne convient pas : la pâte n’est pas stable, elle se liquéfie au bout de quelques jours et finit par redevenir blanche.  Elle contient trop de bicarbonate de soude.  Nous avons donc adaptée la recette acide en remplaçant l’acide citrique par du bicarbonate.

Recette 3 pour le bleu :

  • 25 cl de farine type 40 ou 45
  • 5 cl de sel fin
  • 2,5 cl de bicarbonate de soude alimentaire (1,5 cuillère à soupe)
  • 1,5 cuillère à soupe d’huile
  • 6 cuillères à soupe de jus de choux rouge

Le procédé et la conservation

Il s’agit d’une simple cuisson à feu doux à la casserole en mélangeant d’abord tous les ingrédients secs et l’huile puis en rajoutant l’eau. Dès que la pâte se décolle des bords, c’est prêt. Les colorants en poudre peuvent être ajoutés pendant la cuisson (avec le supplément d’huile indiqué et de l’eau), c’est très rapide. Nous ajoutons les jus après la cuisson pour garder les couleurs éclatantes. Il faut ensuite ajuster la texture en rajoutant de la farine, c’est plus long. Pour finir la préparation, pétrissez la pâte pour l’assouplir et diffuser les couleurs.

Au frais dans un pot hermétique ces pâtes à modeler se gardent des mois et d’autant mieux qu’elles sont manipulées régulièrement.  Elles vont sécher ou s’humidifier. Pour retrouver une texture idéale, il suffit de rajouter de la farine ou de l’eau, en toutes petites quantités, sinon c’est sans fin : juste passer ses mains dans la farine ou dans l’eau pour les malaxer suffit généralement. 

NB : De nombreuses astuces de colorations végétales trouvées un peu partout sur internet n’ont pas du tout marché pour nous, notamment pour le vert, rien n’a fonctionné! 

Des ateliers en plein air pour changer le monde !

Depuis fin août, nous avons sensibilisé des centaines d’enfants et d’adultes avec notre stand d’objets réutilisables du quotidien, nos affiches et nos ateliers, cosménagers et de loisirs créatifs, grâce aux collectivités qui nous associent à leurs actions. Un florilège d’événements pour la plupart reportés depuis le printemps 2020.

Côtés loisirs créatifs, nos 3 ateliers hauts en couleur, guirlandes décoratives en matériaux de récupération, aquarelles et pâtes à modeler végétales, ont fait fureur.

Ces ateliers et les dialogues qu’ils suscitent, nous permettent de bien faire passer le message : être sobre maintenant et fuir les produits industriels pour que les bouts de choux d’aujourd’hui puissent, quand ils seront grand·es, continuer à respirer, manger, boire et se ressourcer dans la nature aussi bien qu’aujourd’hui !

Tenue de stand, compostage et du lombricompostage avec Jacques Campion lors du festival Graines de Jardin, les 11 et 12 septembre

C’était l’été indien, samedi 25 septembre pour la Fête de la nature à Petit Quevilly. Nous avons rencontré, en 4 heures, 60 adultes et 90 enfants !

Nos ateliers hauts en couleurs et notre stand à la fête de la nature au Petit Quevilly le 25 septembre

Le soleil était avec nous, samedi 9 octobre, pour la Rue aux enfants de Rouen. Nous avons épuisé nos stocks de colle, de cartons, de papier, de jus végétaux et de pâtes à modeler ! Lors de cette journée, 176 adultes et 221 enfants ont participé à nos activités.

Merci à tou.tes les bénévoles qui se sont mobilisé.es pour ces événements !

Cuisine Anti-Gaspi du Printemps

Utilisez les fanes de légumes, mangez les légumes entièrement !

Au printemps de nouveaux légumes primeurs arrivent : les navets nouveaux, les radis roses, bientôt les carottes nouvelles, oignons nouveaux, blettes.. avec beaucoup de vert et parfois de belles fanes délicieuses à ne surtout pas jeter, surtout si vos légumes sont bios ! Retrouvez 3 recettes testées et approuvées pour les cuisiner :

Galettes de fanes de navet (ou autres fanes)

Vous avez acheté chez votre primeur préféré des navets nouveaux, et donc munis de belles fanes vertes et vous vous creusez la tête pour trouver quoi en faire ?

Sachez que vous pouvez les cuisiner ! Clémentine, du blog “Mes gougères aux épinards“, vous propose d’en faire des galettes, un peu à la manière d’un steak végétal, cuites et écrasées avec des pommes de terre.

Simple mais très bon, vous pouvez les manger chaudes, froides ou tièdes selon votre goût, avec une salade,en wraps ou en burger pour remplacer la viande, en accompagnement ou juste comme ça, pour l’apéro par exemple ou au brunch !

Retrouvez la recette sur son blog : Galettes de fanes de navet

Le petit + : vous pouvez tout à fait remplacer dans cette recette les fanes par des verts de poireaux, des fanes de radis, des fanes de betterave…

Pesto de fanes de carottes ou de radis

Pour un pot de pesto (un pot de confiture fait l’affaire!) :

  • les fanes d’une botte de radis, ou les fanes d’une botte de carotte, bio de préférence
  • de l’huile d’olive, ou de l’huile de tournesol ou toute autre huile alimentaire que vous aurez sous la main
  • environ 3 cuillères à soupe au choix de graines de tournesol, de pignons de pin, de noix de cajou, ou encore de cacahuètes
  • 1 gousse d’ail (ou deux si vous aimez!)
  • Facultatif : parmesan

Commencez par faire tremper les fanes, puis essorez-les bien avec l’essoreuse à salade ou un torchon propre. Retirez les queues, puis dans un saladier, mixez les fanes avec l’ail et un peu d’huile à l’aide d’un mixeur tête plongeante ou autre mixeur. Ajoutez progressivement les graines de votre choix, l’huile et le parmesan selon votre goût. Plus vous rajouterez de graines, plus le pesto sera “gourmand”, et plus vous rajouterez d’huile, moins ce dernier sera sec ! Salez si besoin à la fin.

Vous pourrez le conserver une semaine au frigo en veillant à bien recouvrir la surface du pesto d’une fine couche d’huile. Vous pouvez aussi le congeler.

A déguster en tartinade, ou bien avec des gnocchis, des pâtes, sur une pizza, à l’apéro…

Retrouvez une autre recette de pesto sur le blog de “Mes gougères aux épinards

Tourte aux blettes avec le vert des blettes !

Cette recette est inspirée d’une recette du “Manuel du Bon sens cuisinier” de Jill Cousin et est un vrai régal !

Vous aurez besoin :

Pour la pâte à l’huile d’olive (peut être remplacé par de la pâte filo) :

  • 400 g de farine
  • 200 ml d’eau
  • 7 cuill. à soupe d’huile d’olive
  • 2 pincées de sel

Pour l’appareil :

  • 2 bottes de blettes avec leur vert
  • 2 oignons
  • 4 gousses d’ail
  • 3 oeufs
  • 200 g de ricotta
  • 100 g de feta
  • des herbes aromatiques : menthe, coriandre, basilic, etc.

Pâte à l’huile d’olive
Dans un saladier, verser la farine et le sel. Creuser un puits et ajouter l’eau et l’huile d’olive, mélanger jusqu’à former une boule. Partager la pâte en deux morceaux équivalents et réserver au frigo. 

Appareil

Couper l’ail et les oignons et les faire revenir dans un faitout avec un peu d’huile.

Découper les feuilles de blettes d’un côté et les côtes de l’autre en petits morceaux. Faire cuire les côtes 5 minutes dans le faitout avec les oignons à feu moyen, et ajouter les feuilles. Lorsque les feuilles ont fondu laisser refroidir dans une passoire.

Préchauffer le four à 180°C. Dans un saladier fouetter les oeufs, la ricotta, la feta émiettée et les herbes aromatiques. Incorporer les blettes, saler et poivrer.

Étendre les deux pâtons au rouleau, l’un un peu plus large que l’autre, puis tapisser un moule à tarte avec la pâte la plus large et piquer légèrement à la fourchette.

Ajouter le mélange aux blettes, refermer la tourte avec la deuxième pâte. Creuser une petite cheminée au centre de la tourte pour que la vapeur s’échappe. Enfourner à 180 °C pendant 30 à 40 minutes (selon l’épaisseur de la tourte et de la pâte).

Bon appétit!

Élisa

The Story of Plastic

Retour sur notre événement autour du film ; comment réduire sa consommation de plastique ? 

The Story of Plastic est un film documentaire produit par Pale Blue Dot Media avec Réacs To Film, par le biais de The Story of Stuff et réalisé par Deia Schlosberg.

Ce film expose le problème du plastique de sa création à nos jours, de l’extraction du pétrole jusqu’au traitement du déchet, en passant par la fabrication de l’objet.

Le 5 février dernier, Catherine – bénévole de Zéro Déchet Rouen – et Alice – volontaire en service civique de l’association, ont animé un débat autour du film, ce qui a permis aux participant.e.s de découvrir ou proposer des solutions concrètes à mettre en place dans son quotidien. Ce sont ces pistes que nous allons aborder ici après un rappel des faits et chiffres exposés dans le documentaire.

LES IMAGES MARQUANTES DU FILM

Le film expose les conséquences d’une société sur-consommatrice d’emballages et produits à usage unique. Des rivières inondées de plastique, des chemins tapissés de déchets, un paysage encombré d’usines polluantes crachant un épais nuage de fumé.  

Ce sont aussi des populations qui témoignent de leur santé mise en danger par une usine, une décharge. Près d’une décharge en Inde, l’espérance de vie est diminuée de 15 à 20 ans. Dans un rayon de 3km autour de la zone industrielle du canal de Houston, les enfants ont 56% de chances supplémentaires d’avoir une leucémie. 

La pollution plastique, c’est aussi une menace pour la biodiversité. Des paysages entiers sont supprimés pour l’extraction du pétrole. Dans les océans, 200kg de déchets arrivent chaque seconde. 

Enfin, le documentaire démonte les fausses solutions. Le recyclage présenté comme LA solution par les marques responsables de la pollution plastique, ne permet pas de régler le problème. C’est une méthode qui présente des limites techniques et économiques et qui ne pourra jamais traiter cette gigantesque quantité de déchets. De plus la Chine, où les États-Unis et l’Europe envoyaient la moitié de leurs déchets, a fermé ses frontières aux déchets. Ils sont désormais envoyés dans les pays voisins de la Chine. La vraie solution se trouve donc à la source. Il faut réduire la consommation d’emballages plastiques avant tout.

COMMENT AGIR POUR LIMITER SA CONSOMMATION DE PLASTIQUE ?

Le graphique ci-dessus présente les domaines d’utilisation du plastique (source : https://fr.boell.org/fr/atlas-du-plastique) :

Les emballages_____________________________________

Ils représentent 36% de l’utilisation du plastique. C’est donc ici que la marge de progression est la plus importante. Pour réduire sa consommation d’emballages, qu’ils soient en plastique ou en d’autres matériaux, le vrac et la consigne sont les deux solutions qui s’offrent à vous. Et si la consigne se fait rare, vous pouvez trouver de plus en plus facilement des aliments en vrac. Toutefois nous vous recommandons de privilégier les magasins bio et les producteurs bio sur les marchés, car ils répondent davantage aux problèmes environnementaux et sociaux. De plus, vous pouvez apporter vos propres contenants sur les marchés et dans certains magasins que vous trouverez sur la carte réalisée par le réseau Zéro Waste France . Ainsi, vous évitez de prendre un sac en papier qui, bien qu’ayant un impact environnemental plus faible, aura nécessité une production, de la matière première et de l’énergie. 

S’il est impossible d’obtenir un produit en vrac, le mieux est de choisir un emballage en métal, en verre ou en carton qui sont des matières qui se recyclent plus facilement. 

Le textile___________________________________________

Représentant 14% de l’utilisation du plastique, le textile est le deuxième domaine de notre quotidien dans lequel nous pouvons agir.

De manière générale, privilégiez les matières naturelles qui nécessitent peu d’eau à leur production comme le lin. Les fibres naturelles sont aussi plus résistantes. Pour plus de documentation à ce sujet, nous vous conseillons vivement de consulter ce superbe document de l’ADEME : https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-mode-qqf/.

Les Transports_____________________________________

Le transport, qui représente 7% de l’utilisation totale du plastique, participe à la pollution plastique mais plus largement au problème du pétrole.

Pour pallier ces problèmes, différentes solutions s’offrent à vous : diminuer drastiquement l’utilisation de la voiture au profit du vélo, des transports en commun, de la marche à pied. L’avion étant le transport le plus polluant, réduire voire éliminer ses trajets en avion en utilisant le train ou en faisant du tourisme local est primordial.

EN RÉSUMÉ

De par la force des témoignages et des images, The Story of Plastic constitue non seulement une mine d’or d’informations, mais c’est aussi un bon point de départ à la prise de conscience écologique. On y découvre, jonchés sur les rives et dans les rivières, nos déchets que l’on croyait faire disparaître dans nos poubelles. Le documentaire témoigne de l’urgence d’agir, de la responsabilité de chacun. Il donne une voix supplémentaire à ces populations lointaines qui subissent le mode de surconsommation de nos sociétés. Pour agir, il faut réduire sa consommation globale, sa dépendance aux emballages et mutualiser les objets, les transports.